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Photographie narrative

Dans la tête de Gabrielle Duplantier

Entrez dans la tête de la photographe Gabrielle Duplantier, au plus près de son travail, de ses goûts, de ses influences et de son processus créatif.

Temps de lecture : 14 min

Sommaire

Qui est Gabrielle Duplantier ?

Gabrielle Duplantier est une photographe française née en 1978 à Bayonne. Elle a une licence d’arts plastiques obtenue à la faculté de Bordeaux. Elle vit actuellement dans les Landes.

Les principaux projets de Gabrielle Duplantier

Volta (2014)

Volta est un voyage intime dans l’univers de Gabrielle Duplantier. Le titre lui-même, qui signifie « le retour » en portugais, révèle la préoccupation centrale de la photographe à revisiter sans cesse les mêmes lieux et les mêmes sujets.

On entre dans un monde empreint de mystères où les chemins sont détrempés, le brouillard impénétrable, les ciels chargés, la pluie imminente.

Gabrielle Duplantier - Volta - Chiens
Gabrielle Duplantier – Volta

Un monde noir et romantique où les femmes ont le rôle principal. Des femmes enveloppées d’une lumière douce qui dévoile une chevelure sensuelle ou une robe vaporeuse. Des femmes seules, sensibles et animées d’une discrète audace, dont le regard est plongé dans leur for intérieur ou vers un environnement incertain.

Volta est le regard personnel d’une artiste qui filtre la réalité pour créer son propre monde, féminin, intemporel et envoûtant, évoquant des souvenirs éthérés échappés de rêves brumeux.

Le livre Volta est publié aux éditions Lamaindonne (Marcillac-Vallon, France).

Terres Basses (2018)

C’est d’abord une histoire de deuil et de reconstruction. Après le décès de sa mère en 2015, Gabrielle Duplantier commence à prendre les photos de ce qui deviendra Terres Basses. Le titre même du livre est emprunté à une chanson du groupe de métal Gojira, dont ses deux frères sont membres.

La chanson en question, Low Lands, issue de l’album Magma, est un hommage à la mère disparue. Elle débute par ces mots : “Tell me what you see in the afterlife.”

Terres Basses se passe de mots, les images parlent d’elles-mêmes, nous immergent dans l’univers personnel de Gabrielle Duplantier. On se retrouve seuls face aux images, libres de les interpréter. Le Monte Rosa, une montagne ronde dans les Alpes italiennes, évoque la mémoire maternelle de celle qui portait le nom de Patricia Rosa.

Gabrielle Duplantier - Terres Basses - Mont Rose
Gabrielle Duplantier – Terres Basses – Monte Rosa

On retrouve le monde familier de Gabrielle composé de paysages sombres et mystérieux, de femmes plongées dans leur intériorité et d’enfants silencieux, témoins de la vie, entre fragilités et espérances.

Terres Basses explore la tristesse de la perte et la beauté de la transformation. On se retrouve dans les lieux d’enfance de l’artiste, enveloppés d’une atmosphère bien à elle, mélancolique et délicate.

Gabrielle Duplantier - Terres Basses - Petite maison
Gabrielle Duplantier – Terres Basses

Le livre Terres Basses est publié aux éditions Lamaindonne (Marcillac-Vallon, France).

Sète (2022)

Chaque année depuis 2009, un photographe est invité à explorer Sète pour dresser un portrait diversifié de la ville. Des photographes de renom ont participé tels qu’Anders Petersen, Christopher Anderson, Bieke Depoorter, et d’autres.

En 2022, c’est Gabrielle Duplantier qui a été sélectionnée.

Gabrielle Duplantier - Sète - Mas Bouzigue
Gabrielle Duplantier – Sète

La photographe apporte son regard poétique au quotidien de Sète auquel s’ajoute un jeu sur les formes et les lumières, tantôt crues sous le soleil méditerranéen, tantôt douces en fin de journée, le tout reflétant l’expérience vécue par la photographe.

Durant sa résidence, Gabrielle Duplantier a rencontré les habitants, en particulier des jeunes, et a figé leur indocilité et leur solitude, à travers des portraits d’une profonde délicatesse.

Gabrielle Duplantier - Sète - Livia
Gabrielle Duplantier – Sète – Livia

Au final, Sète offre un regard unique sur la ville, marqué par la sensibilité qui caractérise le travail de Gabrielle Duplantier.

Le livre est publié aux éditions Le Bec en l’Air (Marseille, France)1.

L’entrevue commence.

Pour en savoir plus sur le concept de l’entrevue : C’est quoi l’entrevueDans la tête” ?

Partie I : Zoom sur un projet photo de Gabrielle Duplantier

Parle-moi d’un de tes projets

Je prépare un nouveau livre avec les éditions Lamaindonne, le troisième après Volta (2014) et Terres Basses (2018).

J’ai accumulé beaucoup de photos pour un projet dont la clé m’échappe encore. Pour le moment, le titre est incertain, le ton un peu flou. Tout cela se précisera lors des premières séances de réflexion et de tri, en collaboration avec mon éditeur, David Fourré.

Gabrielle Duplantier - Pauline
Gabrielle Duplantier – Pauline

Après la publication de Terres Basses, j’ai entamé plusieurs nouvelles séries, tout en poursuivant d’autres en cours. Déterminée à sortir de mes habitudes, j’ai exploré de nouveaux horizons, cherché de nouveaux décors.

Je me suis beaucoup rendue au Portugal, je suis retournée en Inde à deux reprises, j’ai découvert la Roumanie, la Bulgarie et le Maroc. Chacun de ces pays a éveillé quelque chose en moi, comme un nouvel élan.

Gabrielle Duplantier - Cavaleiro, Portugal - Paysage
Gabrielle Duplantier – Cavaleiro, Portugal

Je suis rentré de mon dernier voyage en Inde la veille du premier confinement. La pandémie de Covid-19 a mis fin à mes déplacements frénétiques alors que je me réfugiais dans la maison familiale, entourée de mes proches et de la forêt.

Là-bas j’ai fait des photos sans arrêt, de mon environnement, de ceux qui m’entourent.

Gabrielle Duplantier - Portrait de Vilma et Joe
Gabrielle Duplantier – Vilma et Joe

À la fin du dernier confinement, j’ai pris la décision de ne pas reprendre l’avion ni les voyages, portée par le mouvement que la crise a impulsé au monde. Ralentir, freiner les déplacements inutiles, se contenter de ce qui se trouve à sa portée.

Gabrielle Duplantier - Armand - Gayeres
Gabrielle Duplantier – Armand

C’est ça mon projet, simplement photographier autour de moi, libérer mon esprit, me rapprocher de ce qui m’anime vraiment. Les petites choses, les sujets ordinaires qui, je l’espère, expriment quelque chose de plus grand, sans que ce soit forcé ni imposé.

Raconte-moi une photo de ce projet

Gabrielle Duplantier - Forêt avec des flaques d'eau à Ondres
Gabrielle Duplantier, Ondres, Landes

Des flaques d’eau sur un chemin dans les bois. Un lieu qui m’est cher, une balade que je fais depuis toute petite, je la connais pas coeur. Pourtant, rien n’est jamais pareil au fil des heures et des saisons.

Je vais là pour me défouler ou pour réfléchir, seule ou avec un ami, parfois pour faire des photos, parfois non. Ces balades me permettent de prendre du recul, avant de rentrer, joyeuse et apaisée.

J’ai des milliers de photos de ce lieu, comme un leitmotiv que je répète. Je pense en garder 3 ou 4 pour ce projet.

Partie II : Les goûts et les inspirations de Gabrielle Duplantier

Un album que tu as beaucoup écouté

Sans hésiter : un album de Radiohead. Ce groupe m’a tellement marqué lorsque je l’ai découvert, il y a un avant et un après.

Quelque chose se passe en moi avec l’album Kid A (2000). J’achète tous leurs disques, je les passe en boucle. Ils m’accompagnement pendant que je développe mes photos dans mon laboratoire, m’amènent dans une sorte de transe. La musique est indispensable à mon équilibre et à mon inspiration.

Écouter Kid A sur spotify ou deezer.

Un roman qui a éveillé quelque chose en toi

Il est de ces livres qui te marquent, t’aident à te construire en tant qu’adolescente, jeune femme puis artiste.

J’ai rêvé avec Les Hauts de Hurle-vent (1847) d’Emily Brontë et avec Jane Eyre (1847) de sa sœur Charlotte. Une vie (1883) de Maupassant m’a bouleversée. J’ai lu plusieurs fois Siddhartha (1922) d’Hermann Hesse, la quête spirituelle d’un personnage qui, par les épreuves de la vie, se révèle à lui-même.

Un film dont tu te sens proche

Thelma et Louise (1991) de Ridley Scott m’a bouleversée. Il continue de résonner en moi après tant d’années. J’ai adoré Dracula (1993) de Francis Ford Coppola, tout comme La Chevauchée fantastique (1939) de John Ford.

Où trouves-tu l’inspiration ?

Dans les choses du quotidien. Je suis inspirée par les gens que je rencontre et les paysages que je traverse. Au Portugal, en Inde, au Pays basque. Des choses simples en réalité, la vie est pour moi une source d’inspiration. Je me laisse guider par les scènes de la vie courante, attirée par certaines lumières. La beauté des choses m’interpelle, l’insolite, jamais le spectaculaire.

Je cherche à me connecter avec mon environnement, comme si j’essayais de combler une faille dans ma compréhension du monde et de moi-même.

Parfois, des tableaux de la Renaissance m’apparaissent à travers certaines personnes que je regarde.

Les photographes qui t’inspirent

Ce sont les photographes qui ont éveillé des envies pendant ma jeunesse. Je peux citer Mary Ellen Mark, Michael Ackerman, Julia Margaret Cameron, Josef Koudelka, et d’autres.

Mary Ellen Mark

Mary Ellen Mark (1940-2015) est une photographe documentaire connue pour ses reportages à travers les États-Unis, dans lesquels les portraits occupent une place essentielle.

Michael Ackerman

Michael Ackerman est un photographe qui a apporté un regard nouveau à la fin des années 1990 avec son livre End Time City (1999), déambulation hallucinatoire au coeur de Bénarès, considérée comme la capitale spirituelle de l’Inde.

Julia Margaret Cameron

Julia Margaret Cameron (1815-1879) est une photographe connue « pour ses portraits artistiques, notamment de personnalités littéraires et artistiques de son époque. »

Un livre photo sur lequel tu reviens souvent

Roma (2011) de Joseph Koudelka.

C’est un livre dingue.

Les images me laissent sans voix, avec un tas de questions sur le monde étranger dans lequel on est plongé, celui des gitans.

L’audace et la curiosité de Koudelka ont été une grande source d’inspiration pour moi. La façon dont il s’est immergé, vivant comme eux, si proche d’eux, c’est incroyable. J’aurais aimé avoir sa force de caractère.

Partie III : Le processus créatif de Gabrielle Duplantier

Qu’est-ce qui vient en premier chez toi : l’idée d’un projet ou bien des photos individuelles qui suggèrent un concept ?

Ce sont plus souvent les photographies individuelles qui me donnent l’idée.

J’aime commencer par le vide et laisser les idées se développer au fil des images, plutôt que de partir d’un concept trop précis. Les idées trop précises souvent sont trahies, et les photos qui en découlent, décevantes. D’ailleurs, lorsque l’on me demande de travailler sur un sujet trop précis, je me plante.

Gabrielle Duplantier - Les enfants d'ici - L'arbre
Gabrielle Duplantier – Les enfants d’ici

Pour ma série Les enfants d’ici 2, j’ai fait les premières photos sans penser à un sujet particulier, je photographiais les enfants d’une école, uniquement parce que j’avais envie de le faire.

Il m’aura fallu 5 ans avant de réaliser que j’avais un magnifique sujet sous les yeux. C’est toujours ainsi que mes plus beaux projets sont arrivés, simplement en croisant ma route.

Quels éléments clés doivent être présents lorsque tu crées un projet photo ?

Il doit exister une diversité de sujets et une variété de distances par rapport à ces sujets. À travers mes images, je veux créer une expérience semblable à un voyage. Un voyage dans lequel les spectateurs se sentent légèrement perdus.

Comment considères-tu la création d’un projet qui fait sens par rapport à la réalisation d’une grande photo individuelle ?

À mes yeux, une photo doit pouvoir exister seule. Elle doit susciter quelque chose, des émotions, des questions, contenir une certaine ambiguïté. C’est pourquoi, ma préférence va aux photos individuelles.

Cependant, les images plus faibles individuellement ont un rôle à jouer au sein d’un projet photo. À mes débuts pourtant, je considérais chaque image comme une entité autonome, avec sa propre signification et sa propre force.

Au fil du temps, j’ai évolué. Je trouve de la valeur à ces images plus flottantes qui servent de liant au sein d’un projet photo, comme un livre par exemple.

Quelle relation entretiens-tu avec le concept de beauté en photographie ?

La beauté joue un rôle fondamental dans ma démarche créative. Je me considère comme une esthète, entourée de beaux objets, de couleurs qui répondent à une sorte de besoin intérieur, attirée par les belles lumières. L’esthétique apporte une harmonie et une douceur qui rendent ma vie plus supportable.

La beauté est propre à chacun. Je vois de la beauté dans le banal et l’anodin, là où elle peut passer inaperçue pour les autres. Un souvenir me revient. Il y a quelques années, j’ai été confrontée à une situation qui m’a fait réfléchir à la notion de beauté. Un festival a refusé d’exposer mon travail, le qualifiant « d’esthétisant ». Je n’ai pas compris en quoi chercher la beauté dans l’art posait problème. Moi j’ai besoin de créer des images que je trouve belles.

As-tu ce que l’on appelle un « style photographique » ?

Je suis attiré par des compositions épurées et des sujets simples que je photographie en noir et blanc. Alors peut-être ai-je développé un style, d’autant que certaines personnes disent reconnaître mes photos.

À mes débuts, je travaillais mes photos avec beaucoup de contraste et de noirceur. Aujourd’hui, j’ai besoin de les éclaircir, de travailler les variations de gris pour apporter de la nuance. Mes photos sont plus lumineuses, les formes plus définies. Si j’ai un style, il est clair qu’il évolue.

Comment définirais-tu ton approche sur un continuum qui irait de complètement intuitif à intellectuellement formulé ?

Ma démarche artistique est d’abord guidée par l’intuition. J’évite de réfléchir lorsque je fais des photos, les pensées doivent rester en surface pour ne pas surcharger mon esprit. J’évite à tout prix d’intellectualiser. Mon travail artistique est guidé par l’inconscient et l’écriture automatique. À travers la création, je me cherche, je tente de me comprendre, de donner corps à mes sensations, à les mettre en images.

Comment définirais-tu ta photographie sur un continuum qui irait de document scientifique à poésie abstraite ?

Mes photos se situent dans un entre-deux subtil, ni tout à fait ancrées dans le réel ni complètement abstraites.

De temps en temps, je travaille des sujets plus concrets, lors de voyages, de résidences, où je photographie un territoire et ses habitants. C’est là que la frontière entre le réel et la fiction s’estompe. À chaque fois, il me faut trouver une tonalité particulière pour illustrer la réalité, tout en la troublant d’une pointe de rêverie.

En supposant que tu photographies aujourd’hui avec ce que tu considères comme ta voix naturelle, as-tu déjà souhaité que ta voix soit différente ?

Est-ce que j’aurais aimé photographier autrement ? Bien sûr. Être Koudelka ou un grand reporter, j’aurais adoré. Parcourir le monde dans les pas d’un photographe de guerre. Le retranscrire en couleurs.

Mais en toute sincérité, ma photographie me ressemble. Je suis là où je dois être, je ne peux pas faire autrement.

Que fais-tu lorsque tu doutes ou tu te sens bloquée sur le plan créatif ?

Ça m’arrive souvent. Généralement je prends l’air. Je me lance dans des activités manuelles, bricoler, ranger, couper des ronces, jardiner. Ou bien je fais des listes. Des listes de choses, de choses présentes ou de choses à venir, pour y voir plus clair.

Parfois je me force. Je m’assoie devant mon ordinateur ou mes planches contacts, et je fouille dans mes photos à la recherche d’idées. Certains jours, ça marche et la créativité revient, d’autres jours, non.

Comment sais-tu qu’un projet photo est terminé ?

Pour moi, un projet perso n’est jamais vraiment terminé. Je pourrais consacrer toute ma vie à toujours ajouter des images. Un projet se termine en raison d’une échéance imposée, comme la publication d’un livre ou une exposition, ou lorsque le sujet devient inaccessible, voire disparaît.

Lorsque je suis confrontée à des projets dont le temps est limité, en résidence par exemple, je souffre. D’un côté, c’est frustrant d’arrêter faute de temps l’exploration d’un lieu qui semble infini. D’un autre côté, se voir imposer une fin m’oblige à travailler sous contrainte. De temps en temps j’aime ça.

Conclusion

Qu’avez-vous pensé de cette entrevue avec Gabrielle Duplantier ? Laissez-moi vos impressions en commentaire.

Si vous aimez ce genre de contenus, prenez quelques instants pour partager l’article, ça compte vraiment.

Pour aller plus loin

Voici quelques liens supplémentaires sur Gabrielle Duplantier :

  • Suivre son Instagram en cliquant sur sa tête.
  1. Voir d’autres photos de Sète. ↩︎
  2. Voir d’autres photos de Les enfants d’ici. ↩︎

Poursuivez la lecture avec une autre entrevue : Dans la tête de Stéphane Lavoué

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51 réponses sur « Dans la tête de Gabrielle Duplantier »

Merci Antoine pour cette belle découverte.

Effectivement, je me reconnais un peu dans la démarche de Gabrielle Duplantier. Je suis parfaitement en accord avec la réflexion sur la beauté dans la photographie. Et c’est une question intéressante!

Vos articles sont vraiment très bien. Merci encore.

Ralentir, freiner les déplacements inutiles, se contenter de ce qui se trouve à sa portée”… Belle philosophie photographique.

Une très belle découverte. Une photographe d’une grande sensibilité.

Cet entretien est vraiment intéressant. Je vous remercie, j’adore cette forme de discussions.

Une belle rencontre.

Ça fait plaisir que des photographes comme elle trouvent leur place et puissent travailler dans des conditions correctes.

Je la trouve cohérente. Son besoin de beauté (j’ai vécu exactement la même expérience « travail esthétisant » que je devais justifier, j’étais resté sans voix),

Ses références photographiques lui ressemblent. On pourrait penser à Édouard Boubat ou à Willy Ronis pour l’humanisme, la douceur empreint de mystère qui se dégage de ses photos.

Son site est sobre et beau.

Instinctivement, je noterais quelques différences avec Boubat et Ronis.

Je dirais qu’ils photographient davantage la ville et des inconnus que Gabrielle Duplantier.

Merci Mathieu d’avoir pris le temps.

J’ai trouvé cette entrevue passionnante et bien construite.

J’ai apprécié les apartés pour avoir directement accès aux oeuvres (photos, musique, etc) mentionnés dans les inspirations et surtout je suis ravie de cette belle découverte d’une artiste dont le travail me parle beaucoup !

Je suis content. Et je pense que Gabrielle le sera tout autant en découvrant que son travail vous inspire.

Merci Séverine.

Merci Antoine pour cette belle interview.

Je connaissais le travail de Gabrielle Duplantier que j’aime beaucoup.

Ton article m’a permis d’en connaître davantage sur sa démarche. Connaître la démarche derrière des photos est toujours très intéressant.

De manière générale, tes articles sont très fouillés et j’apprécie ta démarche de mettre des liens et comme ici de présenter succinctement le travail des autres photographes cités.

C’est toujours un plaisir de te lire.

Je continuerai à présenter le travail des autres photographes cités, j’en prends note, merci Erika.

Bravo, bravo, bravo pour cet article Antoine, pour ces photographies Gabrielle.

Je découvre cette artiste avec grand plaisir.

Les photographies m’ont immédiatement emporté dans son univers. Je les trouve à la distance juste, ajustée car pleines d’onirisme et à la fois bien ancrées dans le réel.

De même le rapport au sujet, dans les portraits, est très bien calibré, on se sent proche du sujet et dans le même temps on perçoit plus qu’un visage.
Le grain du noir et blanc vient former des images tout en douceur et en sensibilité.

Pour finir, les réflexions apportées viennent tout à fait alimenter mes réflexions et mon propre processus créatif… C’est top.

Article que je relirais sans doute plusieurs fois, grâce aux différentes images montrées mais aussi aux nombreux liens.

À la prochaine.

Tony, je suis tellement content que l’article t’ait inspiré.

Merci pour tes mots, j’espère que Gabrielle passera par là pour lire ceux qui concernent son travail.

Très bel article Antoine ! Cela résonne d’autant plus avec mon travail en cours – sur la transmission de mère en fille chez les Kabyles – que j’expose à Phot’Aix.

Et surtout ce sont des images qui rappellent les miennes il y a 20 ans (rhoo déjà !) en noir et blanc avec des films archi poussés que je tirais dans mon éternel petit labo dans mon sous sol…

Oh…merci du partage !

En regardant le projet, puis la bio, surprise ! nous sommes voisins : vous vivez à Grigny et moi à Evry – quelques stations de bus 402 ou de RER nous séparent ou plutôt nous relient.

Au plaisir de se rencontrer un jour si cela se présente Djamila, peut-être une expo à venir dans le coin?

Très bel article sur une grande photographe. J’aurais aimé que tu lui poses des questions sur l’aspect technique:
– numérique ou argentique
– appareils photo
– objectifs
– lumière etc.

Sinon super article, merci beaucoup.

Voici ce que j’ai retrouvé dans nos discussions :

– argentique

– des petits appareils, souvent des Nikon depuis ses débuts, plus récemment un vieux Minolta que la père d’une amie lui a donné. Elle n’a pas du tout de “coquetterie d’appareils photo, et se contente de ce qu’elle a sous la main”.

Peut-être que Gabrielle apportera plus de précision si elle passe par ici.

Merci Andreas.

Merci ! Merci ! Merci !

Bien sûr que j’en veux encore. C’est bien dosé, pertinent, intéressant.

Vivement le prochain !

C’est comme toujours passionnant.

Antoine :
L’homme qui parlait à l’oreille des photographes?

Merci.

Merci Eric.

L’homme qui tend l’oreille aux photographes (surtout).

Merci pour ce très bel article qui nous fait découvrir une photographe poète qui sublime la réalité simple. Ses photos nous font rêver. J’adore ce format associé à une interview qui nous présente le travail du photographe et nous explique son processus créatif.

Passionnant, tout comme les autres articles de la série “Dans la tête de”.

Je dis “Encore…” depuis que j’ai découvert votre blog.

Merci Sophie, content que ce format vous plaise.

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